UNE AFFAIRE NATIONALE QUI A DES OBJECTIFS POLITIQUES EVIDENTS
FERMETURE PAR l’ETAT (I.A) DE LA DERNIERE CLASSE DU VILLAGE A CERE-LA-RONDE
ECOLE PRIVEE MONTESSORI, « LABORATOIRE D’INNOVATION PEDAGOGIQUE » POUR LA RENTREE 2024 DANS UN BÂTIMENT COMMUNAL !
« FAIRE FONCTIONNER ENSEMBLE LE PRIVE ET LE PUBLIC SANS ANTAGONISME »… ?
TOUT UN PROGRAMME…
L’Etat et son gouvernement Macron-Attal-Belloubet ferment les classes de l’enseignement public laïque gratuit, en particulier dans les zones rurales, et soutiennent le projet - baptisé innovant – d’ouverture d’un laboratoire d’innovation pédagogique.
Le maire actuelle de Céré-la-Ronde défend le projet. Pour lui, l’école Montessori (privée et payante) est « un facteur d’attractivité du territoire »…
UNE AFFAIRE NATIONALE QUI A DES OBJECTIFS POLITIQUES EVIDENTS
La présidente de la commission des affaires culturelles et de l’Education de l’Assemblée nationale, Isabelle Rauch, était présente à Montrésor et Céré-la-Ronde début juin. Elle était invitée par le député H. Alfandari.
N’est-ce pas une campagne qui vise à promouvoir l’idée d’un service unifié privé/ public remis au goût du jour depuis A. Savary, ministre de l’Education (PS) dans le premier septennat de F. Mitterrand ?
Pour cette opération, il y a de l’argent !
L’État financera ce projet à hauteur de 2 millions sur 5 ans.
La commune paiera les travaux à hauteur d’1,3 million d’euros.
1,3 million d’euros, ce n’est pas une petite somme pour un village de 450 habitants ! Cela représente 2 888 euros par habitant.
DEs FONDs publics detournes, utilises pour un projet prive, c’est contraire a la loi !
La loi de 1905, la laïcite sont bafouees
les fonds publics doivent servir aux services et aux ecoles publics !
L’État ferme des écoles publiques et soutient la création d’écoles privées payantes, c’est inacceptable ! L’État doit assumer ses obligations et maintenir une école publique laïque gratuite à Céré-la-Ronde !
C’est l’exigence de la Libre Pensée 37 et celle d’un syndicat d’instituteurs(ices), le SNUDI-FO.
Si des parents veulent une école Montessori, alors qu’ils la financent eux-mêmes et si elle existe, elle ne doit pas être dans les locaux communaux. La Mairie (indépendamment des opinions et choix personnels du maire) doit rester neutre.
Fonds publics exclusivement pour l’ecole publique !
Non au detournement chaque annee de 15 milliards d’euros pour l’enseignement prive confessionnel (a 97% catholique) !
Abrogation de la loi debre !
Non au financement public des cultes !
Pour mener ce combat, pour la défense de l’Ecole publique, contre sa privatisation et pour que « l’effort de la Nation aille à l’Ecole de la Nation » (serment de Vincennes).
REJOIGNEZ LA LIBRE PENSEE
Pour toute correspondance :
Libre Pensée 37 chez M. JOUANNET, 12 rue André Gide, 37300 Joué-lès-Tours
Imp.spéciale
27/01/2019
Si le ministre n'est plus le même Macron lui est encore là
Si en 2019 la nouvelle circule sur les réseaux, déjà quelques commentaires apparaissent sur les blog du monde : une nouvelle école élémentaire privée a été inaugurée dans le Lochois (Touraine) à Céré-la-Ronde. Ce n’est en soi pas une nouveauté dans la région Centre où ce type de création est à la mode… mais la polémique est née du fait que cette “école d’enseignement Montessori” se crée en lieu et place d’une école élémentaire fermée par l’Inspection académique faute d’un nombre d’élèves suffisant et pour des raisons de regroupement des moyens pédagogique sur le secteur. Seule une classe de 26 élèves en CE2 est maintenue.
une ouverture d’une école Montessori ou un appel d’offre segmenté ?
C’est au nom du maintien du service public sur sa commune que le maire de la petite ville de Céré en 2019 a donné son accord pour cette ouverture. Au vu des frais d’inscription, la Nouvelle République du centre parle dans son article d’une fourchette allant de 190 à 350 €, le maire annonce être prêt à reverser ses indemnités d’élu pour permettre une plus grande accessibilité aux parents démunis de la commune (Cf. l’article). Localement la polémique fait rage. Les libres penseurs du département et les libertaires locaux se sont exprimés dans la presse. Dans le même journal, ces premiers ont fait remarquer avec pertinence l’incohérence du choix de la mairie : « S’il n’y a pas assez d’élèves pour une classe publique, pourquoi y en aurait-il assez pour une classe privée ? La fermeture par le gouvernement des écoles rurales conduit à la privatisation de l’enseignement, ce qui remet en cause le principe démocratique et républicain de l’enseignement qui incombe à l’État et qui doit être gratuit pour être accessible à tous. » Et d’élargir la problématique : « Si un maire, pour sauver une école, une trésorerie ou un autre service communal doit renoncer à ses indemnités, où est la République ? »
Incohérence ou anticipation ?
Parler d’incohérence est purement rhétorique car il y a fort à parier que ce maire anticipe l’application du projet de loi du ministre Blanquer qui organise, avec son abaissement de l’age obligatoire d’instruction à trois ans, la mise en compétition des maternelles du service public avec celle du privée.
Doit-on s’étonner que ce ministre de l’éducation nationale organise un marché captif au service d’intérêts privés et financé par les deniers des contribuables locaux ? Non si l’on se rappelle de ses attaques répétées contre l’école égalitaire et le collège unique, saluées en leur temps par le journal Valeurs actuelles et si l’on se souvient en particulier des propos liminaires qu’il avait tenu peu après sa nomination : “Le vrai ennemi du service public, c’est l’égalitarisme ; son ami, c’est la liberté. La liberté bien conçue favorise l’égalité”.
Reconnaissons lui le mérite de la cohérence du projet : par liberté il faut évidemment entendre la libéralisation du marché de l’école; par égalité, la pluralité de l’offre. Cette libéralisation rampante de l’école est-elle contradictoire avec les rappels incessants de Macron sur l’égalité des chances ? Encore moins , car il n’échappera à personne qu’il ne s’agit pas de promettre l’égalité, comme projet éducatif et social, mais l’égalité des chances d’accès à l’instruction. Ce qu’un marché de l’école concurrentiel est supposé offrir de façon pléthorique. Ce gouvernement fait le pari “gagnant” (pour qui ?) du retour à la compétition et à l’élitisme à rebours des valeurs républicaines dont il se prétend le garant. Il prend délibérément le risque d’accentuer les inégalités, territoriales, sociales et culturelles pour des raisons idéologiques et budgétaires.
Compte rendu
Commission
des affaires culturelles
et de l’éducation
– Audition de M. Pap Ndiaye, ministre de l’Éducation nationale et de la jeunesse 2
– Présences en réunion..............................30
Mardi
11 juillet 2023
Séance de 17 heures 30
Compte rendu n° 58
session extraordinaire de 2022-2023
Présidence de
Mme Isabelle Rauch,
Présidente
M. Léo Walter (LFI-NUPES). Vendredi, c’était la sortie des classes, même si certains élèves – vous l’avez dit vous-même – n’avaient plus cours depuis plusieurs semaines, la reconquête du mois de juin s’étant transformée, par la grâce du bac Blanquer, en Bérézina du mois d’avril. Une fois de plus, élèves et professeurs ont quitté leur établissement sans savoir de quoi serait faite la prochaine rentrée scolaire. Une fois de plus, ils en seront réduits à scruter la presse pour savoir à quelle sauce indigeste ils seront mangés. Je ne parle même pas de l’angoisse des milliers de bacheliers qui attendent encore leur affectation sur Parcoursup, ni de celle des lycéens professionnels qui voient disparaître leur filière. Personne ne sait si, en REP, les petits de 2 ans auront classe, si les collégiens seront accueillis de huit heures à dix-huit heures, ni si les vacances d’été seront raccourcies. À voir votre réaction à Marseille, on peut légitimement se demander si vous le savez vous-même…
Le pacte enseignant, ni fait ni à faire, ni négocié ni négociable – et d’ailleurs massivement rejeté –, se réduit en réalité à une heure de soutien au collège pour les enseignants du premier degré et aux remplacements courts pour ceux du second degré. Vous affirmiez que les classes découvertes, entre autres, seraient prises en compte : eh bien non ! Briques obligatoires, briques optionnelles : les enseignants ont l’impression de jouer à une version absurde de Lego, où aucune pièce ne s’emboîte et où le but n’est pas de construire, mais de défaire – un jeu dangereux qui sème la discorde et détruit les collectifs de travail.
Et voilà que la Cour des comptes propose de désétatiser l’Éducation nationale, de casser le statut des enseignants et de supprimer les concours ! Le Conseil supérieur des programmes de Blanquer lui emboîte le pas, assumant de disloquer le cadre national du service public d’éducation. Bref, on file tout droit vers l’inévitable privatisation de l’école prônée par l’institut Montaigne, vers le modèle hongrois de Viktor Orbán. Est-ce cela, « une école qui instruit, émancipe et protège », pour reprendre le titre de votre circulaire de rentrée ? Je ne vous pose pas vraiment la question. J’espère simplement avoir su vous faire entendre la détresse, l’épuisement et la colère d’une école que vous avez abandonnée et que le Président de la République ne finit pas de pointer du doigt et de mépriser.
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